MASCARADE n.f. Comédie hypocrite, mise en scène trompeuse.
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Le lendemain, Hyerim s'était levée en retard à cause de son réveil qui n'avait pas sonné. Non, rectification, il n'avait pas sonné pour la pure et simple raison qu'elle ne l'avait pas réglé. Elle n'allait quand même rejeter la faute sur un pauvre petit objet inanimé quand même ! Pourquoi toujours rejeter la faute sur les réveils et les lancer contre les murs d'abord ? C'était cruel !
Tais-toi Hyerim, tais-toi ! Tu es déjà assez en retard comme ça !
La petite coréenne descendait les marches de l'escalier en vitesse après avoir enfilé son uniforme et s'être coiffé tout aussi rapidement. Pas le temps de faire des grands efforts pour être à peu près présentable aujourd'hui, elle ne voulait pas encore arriver en retard au lycée.
Il avait fallu qu'elle se torture l'esprit toute la nuit au sujet de Vernon, cette imbécile. Résultat ? Elle ne s'était endormie que très tard, vers trois heures du matin, et elle avait oublié de régler son alarme. Non, vraiment, c'était du joli.
Bon sang, Mingyu ne pouvait pas lui dire les choses clairement au lieu de jouer aux devinettes ? Ça irait beaucoup plus vite !
La brune alla dans la cuisine à la recherche de ses céréales favorites et eut la bonne surprise de découvrir deux tasses sur le plan de travail, l'une remplie de ses pétales de riz soufflé au chocolat préférées, et l'autre pleine de bon capuccino fumant.
— Quand je me suis levée et que j'ai vu que tu n'étais pas encore debout, j'ai préparé ton déjeuner avant de venir te réveiller, annonça sa mère qui refermait le frigo. Mais tu as été plus rapide que moi pour te lever on dirait.
— Merci maman ! répondit la lycéenne avec un grand sourire.
— Oui, oui, tu me remercieras quand tu arriveras à l'heure en cours, répliqua cette dernière en s'installant sur une des chaises face au plan de travail.
Hyerim fit de même et commença à manger en vitesse, tandis qu'elle en mettait (évidemment) partout. Son breuvage était bouillant, alors inévitablement, elle se brûla la langue, douée comme elle était. Elle vit sa mère la regarder avec un sourire moqueur lorsqu'elle tirait sa langue meurtrie en louchant pour tenter de voir le résultat.
Bon ok, elle a de quoi rire ...
— Au lieu de faire le clown, tu devrais te dépêcher, il est déjà moins vingt, lui conseilla sa mère.
— Oh c'est pas vrai ! s'écria-t-elle en se levant d'un bond, renversant un peu de son café sur le plan de travail.
— Laisse, je m'en occupe, lança l'adulte en désignant le liquide. File !
— Qu'est-ce que je ferai sans toi ma petite maman ! dit Hyerim en lui plantant un baiser sur sa joue avant de déposer les restes de son petit déjeuner sur l'évier. Bon bah j'y vais !
Elle se dirigea vers la porte d'entrée pour enfiler ses chaussures quand sa mère l'interpella à nouveau.
— Tu n'oublies pas quelque chose par hasard ? dit-elle.
— Bah non, souffla la petite lycéenne avec une moue d'incompréhension, jusqu'au moment où elle vit que sa mère désignait son sac de cours du regard. Rah j'en ai marre !
Elle alla prendre son sac en vitesse avant de vérifier qu'elle n'avait rien oublié puis sortit enfin dehors.
Cette journée commençait décidemment très mal ...
