28/06/2013

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7:34 :

" Je- 

Ça fait-

Tu es mort depuis dix jours maintenant, le 18 Juin 2013, à environ seize heures, devant mes yeux en plus. J'ai lu dans un ancien livre qu'écrire ce qu'on ressentait nous aidait à nous sentir mieux. Bien qu'au début j'ai trouvé ça stupide, je me suis décidé à commencer mon journal. Je dois avouer que je tremble à l'idée que quelqu'un découvre ce petit carnet que je vais cacher sous mon lit dans une boite verrouillé par trois cadenas. Je vais sûrement commencer par les présentations. Je suis le grand et terrible Papyrus, chef de la garde royale. Je suis craint de tous, personne n'ose se dresser sur mon chemin et les rares courageux qui arrive à me faire face ne tienne pas longtemps. Et je suis aussi ton frère Sans.

Quand tu t'es fais tué, je me suis surpris à verser des larmes. La dernière fois que j'ai pleuré j'avais neuf ans. C'était juste après que nos parents nous ait abandonné, on s'était promis de ne plus avoir peur. J'ai honte de t'avouer que je n'ai pu retenir ma promesse. Moi, le monstre le plus puissant et respecté qui chiale comme un gosse en manquant de se pisser dessus. 

J'ai d'abord cru que tu avais survécu à son attaque, mais en te voyant te changer en poussière, j'ai compris que tu étais parti. La rage qui s'est emparé de moi m'a fait perdre le contrôle, je les ai tous tué. Celui qui t'as ôté la vie, je l'ai torturé. Il n'est pas encore mort, ce connard est en sang dans la cave. D'ailleurs c'est l'heure d'aller lui faire regretter d'être né. "

10:12 :

" Il n'a plus de dent, je les ai arraché. Il n'a plus d'ongle, je les ai enlevé avec un cuter. Il n'a plus qu'une oreille, je lui ai fait manger l'autre.

J'ai beau m'acharner sur son corps, rien n'apaise cette colère en moi. Mais bordel, regarde ce que t'as fait sac d'os ! Regarde ce qu'est devenu ton Boss ! Il s'abaisse au niveau des faibles, il torture, se réjouit à l'entente des cris et pleurs de souffrance, aime faire du mal. Ce n'était pas ce que tu m'avais appris, tu m'as toujours dis de ne tuer qu'en cas de besoin et ne pas prendre mon pied en détruisant psychologiquement ce genre de sous merde.

Si j'étais fort je l'aurais tué depuis longtemps déjà. Mais je suis devenu comme toi, je me fais submerger par mes émotions, je préfère sombrer que de me relever. Même mort tu continu de pourrir ma vie. Je te déteste. JE TE HAIS PUTAIN. Aucun mot ne peut exprimer le méprit que j'ai à ton égard, rien ne peut décrire le dégoût que je ressens en pensant à toi.

Je te déteste Sans. "

13:57 :

" Savoir que le même sang coulait dans nos os à toujours été une honte pour moi. "

17:46 :

" En plus, comment t'as pu mourir aussi bêtement, même un idiot aurait vu venir cet attaque ! "

20:00 :

" J'ai préparé un repas pour deux, je t'ai appelé pendant trois minutes avant de me rappeler que plus personne ne se trouvait dans ta chambre. "

20:12 :

" Je n'ai pas faim. "

20:24 :

" Demain je dois me lever de bonne heure, j'ai un rendez vous important. "

21:38 :

" Je n'arrive pas à dormir. "

23:53 :

" C'est moi qui aurait dû mourir ce jour là, mais tu t'es mis entre moi et l'attaque, tu m'as sauvé. Je ne comprend pas pourquoi t'as fais ça, t'es trop con putain. Je t'ai traité comme de la merde, te frappais quand j'étais en colère, me battais contre toi pour trois fois rien. Je ne comprend pas pourquoi tu m'as protégé, je ne comprend pas pourquoi, je n'arrive tout simplement pas à comprendre. "

Mon frère...Where stories live. Discover now