Lisana Johnson
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D'humeur morose, j'observais la pluie s'abattre contre ma fenêtre depuis le début la journée. Elle avait cessé de tomber pendant une petite heure avant de se remettre à tomber de plus en plus fort, inondant presque les rues de ma belle capitale, plongée depuis plus d'une semaine dans cette grisaille démoralisante. Le temps était de la meme humeur que moi, c'était affreusement risible, et cette humeur se dégradait de jour en jours tout comme ma foutu relation que je partageais avec Ken. La fin était proche, j'entendais dors et déjà mes pleurs récurants brisé par plusieurs quintes de toux, plongé sous ma grosse couette quand le moment tombera. Je ne supportais plus nos disputes incessantes, nos cries, nos pleurs, et nos moments de tendresses rapidement gâchés par mes nombreux doutes. Je ne cessais de repenser aux derniers événements, la sortie de mon coma, ma grossesse, ma fausse couche et nos maudites disputes qui s'intensifiaient un peu plus par jours. Il nous était aujourd'hui, impossible d'être heureux plus d'une poignée de minutes tous les deux avant que nous nous assassinions de reproches et de mots blessants avant que les portes ne claquent. Tous cela devenait insoutenable, autant pour nous que nos proches et amis, c'était à présent invivable. Plus d'une semaine que j'avais refusée de le voir, fragile émotionnellement, je m'étais interdite de lui ouvrir, de lui adresser la parole et de ne voir qui que ce soit, afin d'éviter leurs nombreux questionnements sur cette relation bientôt réduite à néant. Je pleurais déjà la fin de cette histoire, loin d'être une parfaite idylle comme dans mes romans ou dans les séries télé, loin d'être enviante et souhaitée par autrui. Je voyais la fin de cette relation comme la fin de ma vie que j'avais qualifié de réel bonheur. Mon thé que je tenais fermement entre mes paumes de mains glacée était à présent froid, je ne l'avais même pas touchée, je n'avais même pas bu une seule goutte de son contenue ou même trempée le bout de mes lèvres. Le thé était à présent aussi froid que la vie que je menais. Une vie monotone.
Je me levais de mon petit fauteuil où je résidais depuis des jours, observant mon appartement où s'entassaient le courrier que je n'avais même pas lu, des cartons dissimules de partout accompagné de quelques valises, les habits de la veille traînent à même le sol et l'évier de la cuisine débordant de tasses, je n'étais d'humeur à faire le ménage, et encore moins à faire quoi que ce soit. Je posais mon énième tasse sur le rebord de l'évier, me dirigeant ensuite vers ma boîte de mouchoirs à la qu'elle j'arrachais le tout dernière mouchoirs que j'apportais à mon nez. J'avais encore pleurée telle une misérable. Traînant des pieds jusqu'à ma chambre, je comptais le nombre de pas, n'ayant rien d'autre à faire que ça, et je me retrouvais le téléphone collé à l'oreille, sanglotant quelques misérables mots, donnant rendez-vous à mon mystérieux interlocuteur dans le café du coin. Je ne pris meme pas la peine de choisir une belle tenue digne de ce nom, un simple jean, un pull et une paire de baskets avaient fait l'affaire. Je ne pris même pas la peine de me maquiller afin de cacher ses horribles cernes et cette mine affreuse. J'étais sortis, le cœur au bord des lèvres, marchant tout en sanglotant jusqu'au lieu de rendez-vous. La porte à peine poussé, je fonçais à la table la plus en retrait du petit endroit où je travaillais, je commandais un petit café à mon collègue en lui offrant un faible sourire et je me replongeais dans mes pensés attendant le moment fatidique où il passerait la porte avant de s'avancer jusqu'à moi. Puis des millions de questionnement me prenaient à l'affût.
Allait-il venir ? Ou me poserait-il un lapin ? Il n'allait tout de même pas se déplacer pour venir à ma rencontre, ça serrait absurde vu la relation que l'on entretenait c'est temps ci.
ANDA SEDANG MEMBACA
UNSTEADY // Nekfeu
Fiksyen PeminatDiscrète, interdite et timide aux premiers abords, Lisana Johnson était une jeune fille au passé intriguant et flou. Détruite pas des événements tout aussi intense et abominable les uns que les autres, elle s'était renfrognée sur elle-même au point...
